Casa JIA
- Zürichsee,
Suisse
Publié le 04 avril 2026
Daluz Gonzalez Architekten AG
Participation au Swiss Arc Award 2026
Données du projet
Données de base
Données du bâtiment selon SIA 416
Description
La Casa JIA est marquée par des influences asiatiques et suisses. La villa a été construite sur un terrain en forte pente avec vue sur le lac de Zurich. Elle s’insère dans la dernière rangée de maisons avant le début de la zone paysagère. À la demande de la maîtresse d’ouvrage, la situation d’entrée a été conçue selon un modèle chinois: une façade d’entrée fermée avec un accès clairement identifiable. Le socle en béton clair se veut volontairement anonyme et fermé, tandis que l’entrée carrée se détache nettement, comme découpée dans la masse. Une marche en pierre, semblant flotter, marque la transition entre le chemin du jardin et l’entrée cadrée — une mise en scène du passage entre extérieur et intérieur. Les dalles de pierre de tailles variées formant l’escalier de jardin évoquent également des références asiatiques. Le socle constitue un moyen d’atteindre une certaine hauteur, depuis laquelle le lac et les montagnes deviennent visibles. C’est à ce niveau supérieur que se déroule la vie des habitants. Le socle accueille, à l’exception d’une chambre d’amis et d’une salle de fitness, uniquement des espaces secondaires tels que locaux techniques, buanderie, caves et cave à vin.
Il permet en outre l’intégration de plain-pied d’une piscine dans la terrasse du niveau de vie. Après avoir franchi l’entrée, on traverse le socle fermé pour accéder, par un escalier rectiligne, au niveau habité. Ici, l’espace s’ouvre sur toutes les faces et prolonge horizontalement la ligne de pente arrivant à l’arrière de la maison. Deux volumes, abritant chambres, salles de bains et ascenseur, structurent cet «open space» — une référence à la modernité classique, fréquemment reprise dans l’architecture suisse, où ordre, structure et clarté organisent la relation entre ouverture et retrait. La salle à manger occupe une position centrale, en lien à la fois avec le paysage à l’arrière et la vue sur le lac. Le séjour et la cuisine sont articulés par un patio semi-circulaire, au centre duquel se trouve un grand arbre — souhait de la maîtresse d’ouvrage. Initialement, cet arbre devait, selon une inspiration asiatique, émerger d’un bassin circulaire planté de nénuphars, dont l’eau aurait débordé en cascade, reflétant l’arbre. Les différents espaces se succèdent de manière fluide ; la zonation leur confère une identité propre tout en maintenant une continuité visuelle. Le verre courbe et la découpe circulaire du plafond renforcent cette continuité spatiale et créent un geste accueillant, en contraste avec le caractère fermé du socle.
Au dernier étage se trouvent la chambre parentale ainsi qu’un vaste espace de travail, tous deux orientés vers le lac. La maîtresse d’ouvrage travaillant en grande partie depuis son domicile, cet espace revêt une importance particulière. La salle de bains, également située au centre, se distingue par sa configuration en deux parties: elle s’ouvre à la fois sur le paysage arrière et sur la vue sur le lac. Elle se situe ainsi à la croisée des perspectives et des circulations: le paysage traverse le projet du bois arrière jusqu’au panorama lacustre, tandis que les parcours des habitants relient les espaces de sommeil et de travail dans l’autre direction. L’espace de travail, avec kitchenette intégrée, s’ouvre sur la terrasse supérieure et est subdivisé en deux zones par un atrium orienté vers le paysage. Le concept initial prévoyait un contraste constructif entre le socle et les étages supérieurs : tandis que le socle en béton exprime une masse lourde, les niveaux supérieurs devaient être réalisés en structure légère à ossature bois, avec des volumes de distribution revêtus d’aluminium — un matériau associé à la légèreté, dont la surface légèrement réfléchissante aurait contribué à dissoudre les limites et à refléter l’environnement.
Le projet de Daluz Gonzalez Architekten a été soumis dans le cadre du Swiss Arc Award 2026 et publié par Nina Farhumand.